La cellulite est un malentendu, une erreur d’appréciation. Qu’est-ce que la cellulite ? Est-ce un problème de poids ?
La cellulite est un terme inapproprié. En médecine, tout ce qui se termine par le suffixe « ite » désigne une inflammation ou une infection. Par exemple : Sinusite, rhinite, otite, arthrite, gingivite, tendinite…
Dans la cellulite, il n’y a ni infection, ni inflammation : c’est une graisse hormonodépendante, non pas liée à l’insuline, mais aux hormones féminines. Le problème de la cellulite peut être indépendant du problème de poids : on peut avoir de la cellulite sans être en surpoids, et il est difficile de maigrir dans ce cas.
Donner une appellation pathologique à un tissu qui ne l’est pas soulève un débat. On considère la cellulite comme un tissu anormal donc forcément disgracieux, qu’il faut gommer, effacer, traiter à tout prix.
Cette erreur d’appréciation, involontaire ou volontaire, gâche bien des vies. On met sur les podiums des défilés de mode des silhouettes androgynes, c’est-à-dire longues et minces. C’est la même chose dans les journaux féminins et au cinéma. Je considère que c’est une discrimination car il y a certainement plus de femmes gynoïdes (avec du bassin, des fesses et des cuisses) que des femmes androgynes.
Sur quel critère objectif, se donne t-on le droit de décréter qu’une femme androgyne est plus belle qu’une femme gynoïde ?
Le plaisir et le désir sont aussi liés à des reliefs dans la vie. Je m’adresse aux femmes et leur pose la question : « Entre un homme extrêmement intelligent, extrêmement beau mais sans relief dans le caractère et un homme moins intelligent, moins beau, mais avec du caractère, lequel choisirez-vous ? »
Mieux vaut passer son temps, son énergie et son argent pour mettre en valeur ses vraies qualités, que passer son temps son énergie pour effacer un défaut qui n’en est pas un.
Cessons d’être complice de ce diktat absurde des normes de la beauté féminine : cela a gâché trop de vies.