www.trantiendiet.com

Regarder les vidéos associées

Photo du Chef Caroline LAURENT
Vous êtes nombreux à me demander des recettes, aussi j'ai demandé à Caroline LAURENT, un grand Chef, très créative, de vous créer des recettes.
Découvrez les en cliquant ici.

Généralités sur les régimes, quel est le bon : les régimes démystifiés !

Il y a beaucoup de régimes efficaces : je ne le nie pas et je ne dis pas non plus qu’il faut les éviter.

Le but n’est pas d’entrer dans des querelles d’écoles : l’objectif est de perdre du poids et si possible durablement.

Etre pragmatique et non dogmatique

Lorsqu’une personne réussit à perdre du poids avec une autre approche que la mienne, quelque soit cette approche - à condition qu’elle ne soit pas dangereuse- je l’encourage vivement de continuer. Je ne chercherai pas à dénigrer son régime en prétendant que le mien est meilleur.

Cela fait presque 20 ans que je prescris mon régime.

Au fil du temps, j’ai apporté des modifications et des corrections à mon protocole afin de le rendre encore plus optimal et surtout plus facile et plus accessible. Mais le fond reste toujours le même.

Une diversité de régimes

Je suis de très près l’actualité de la diététique, pas seulement en France mais aussi à travers le monde. Je mène des conférences dans de nombreux pays, en Europe, en Amérique du nord, en Russie…

Me mettre à jour dans mes connaissances est indispensable pour mon activité. Pourquoi rester fidèle à un régime, alors qu’il en existe tant d’autres ?

La vraie question n’est pas de savoir si tel ou tel régime est efficace : ils le sont tous plus ou moins à des degrés différents.

Les vraies questions sont : • Pourquoi et comment ces régimes marchent, sont- ils plus durables et surtout, répondent ils à la vraie problématique du poids ? • Si un régime ne fonctionne pas, c’est simple et le problème est vite réglé : ce n’est pas le bon ! • Si un régime est efficace, cela ne veut pas dire qu’il est meilleur que les autres.

Régimes à la mode et mode des régimes

Il faut prendre un peu de recul, et comprendre le fonctionnement de ces régimes. Nous pouvons facilement démystifier des théories peu rationnelles et souvent arbitraires qui sous-tendent tous ces régimes.

Cette démystification est nécessaire : elle nous oblige à comprendre une fois pour toute la vraie problématique du poids. Cela évite de passer toute notre vie à courir derrière les régimes à la mode les uns après les autres. Les médias contribuent beaucoup à cela, car ils doivent toujours vendre de la nouveauté.

Je n’évoquerai pas les régimes hypocaloriques qui se prétendent « équilibrés » et qui consiste à manger de tout mais en petite quantité. J’en parle beaucoup déjà dans ce site.

Les régimes irrationnels

Je ne parlerai pas non plus des régimes totalement irrationnels comme la soupe aux choux, ou autre mono diète qui consiste à ne manger qu’un seul type d’aliment, que des fruits, que des pâtes, que de la viande, que des céréales, par exemple. Aucun intérêt et mauvais pour la santé.

Je parlerai des régimes qui paraissent d’avantage cohérents, sous prétexte qu’ils véhiculent une théorie scientifique, tels que :
-  La chrononutrition, où l’on mange beaucoup de tout le matin, pas mal à midi et très peu le soir, ou encore pas du tout d’hydrate de carbone le soir.
-  Les régimes dissociés : on mange tels aliments avec tels aliments, ou encore un jour on ne mange que des glucides, puis un autre jour que des protéines...
-  Les régimes soi-disant basés sur les groupes sanguins.
-  Les régimes basés sur l’indice glycémique.

Et j’en oublie certainement.

Tous ces régimes ont un point commun : ils ne sont efficaces que sur des personnes qui mangent très mal et beaucoup, beaucoup trop de sucres, beaucoup trop de graisses.

Si tel est votre cas, n’importe lequel de ces régimes fera l’affaire, mais temporairement : car aucun ne sera définitif. C’est normal car un régime n’est pas un vaccin contre le poids.

Les faux discours

Ce qui me dérange un peu avec ces régimes, ce sont les faux discours qu’il y a derrière.

Il y a beaucoup de mise en scène pour faire croire à des théories le plus souvent sans vrai fondement.

Si l’on arrive à supprimer les excès et à restructurer radicalement ses habitudes alimentaires, à choisir de bons aliments avec des indices glycémiques faibles, alors on maigrit nécessairement. Pas besoin d’être un nutritionniste chevronné pour le comprendre...

Groupes sanguins

Par exemple, on vous demande votre groupe sanguin pour vous conseiller tel ou tel type de viande ou de poisson, tel fruit ou tel légume. Toute cette mise en scène alors qu’on sait pertinemment qu’au final on va vous supprimer presque dans tous les cas les laitages et la farine de blé ! Plus de dessert, plus de gâteaux, plus de fromage, plus de pain, plus de pâtes. Evidemment qu’on maigrit, mais c’est une blague, pas une vraie théorie...

« Maigrir selon quelque chose… »

D’une manière générale il faut se méfier des « Maigrir selon quelque chose… », Car derrière ce « selon quelque chose », il y a souvent des théories pseudo-scientifiques indémontrables, voire souvent grotesques.

Récemment on a même vu aux Etats-Unis « Maigrir selon l’analyse ADN de sa salive » : grotesque.

Il y a aussi une émission célèbre en Amérique du nord qui s’appelle « Maigrir selon l’Evangile ». A l’époque biblique, à moins que je ne me trompe, il n’y avait pourtant pas encore de fast food, de crèmes glacées ou de sodas sucrés.

Je ne serai pas surpris de découvrir un jour : « Maigrir selon le thème astral, Maigrir selon les lignes de la main, Maigrir selon Nostradamus, Maigrir selon la météo, Maigrir selon la saison, Maigrir selon les couleurs, etc. » Bref, maigrir à l’infini.

Et la chrononutrition ?

On mange de tout le matin, du fromage, de la charcuterie, tout ce qu’on veut, et en bonne quantité. On privilégie des aliments denses et gras, fromage, beurre, pain, fruits secs (amandes, noix).

Le repas de midi comporte une majorité de protéines, viande, poisson, œuf, accompagnés de féculents.

Au goûter, des fruits et pas mal de sucres de toute sorte.

Le dîner est considéré comme le seul repas facultatif.

La théorie de ce régime est basée essentiellement sur la sécrétion des enzymes digestives, alors que le vrai problème se situe au niveau de l’insuline.

Evidemment, cela peut marcher. Mais pourquoi ?

On restructure les repas, dont le rythme était anarchique. On a enlevé par la même occasion les sucres rapides et l’alcool.

Mais êtes vous prêts à faire cela toute votre vie ?Etes-vous certains que vous ne reprendrez pas de poids après ?

Il faut arrêter de culpabiliser les gens qui ont vraiment beaucoup de mal à manger le matin. Il y a des natures ainsi, et ce n’est pas si catastrophique. Cela ne sert à rien d’en faire un drame.

Moi, par exemple, je ne mange pas beaucoup le matin, et alors ? Ensuite, faire du dîner, qui est le repas le plus convivial de la famille, un repas facultatif, ce n’est pas très malin.

D’ailleurs, si l’on inverse tout cela, mais que l’on restructure une alimentation auparavant anarchique, et bien cela marchera aussi...

« Le tout dissocié »

Il y a aussi des régimes où l’on dissocie tout. Un jour, un type d’aliment, le lendemain, on en mange un autre. Cela fonctionne aussi, et pour les mêmes raisons que les précédents régimes.

D’ailleurs, vous remarquerez qu’il n’y a aucun jour ou l’on peut manger des glaces ou du chocolat !

Et le régime Montignac ?

Après avoir connu un immense succès, on l’accuse à tort de tous les maux, et surtout d’être responsable de la reprise de poids. C’est injuste car son inventeur disait des choses vraies. D’accord, il s’est un peu inspiré d’auteurs comme Atkins ou Shelton. Mais tout le monde copie un peu tout le monde, il n’y a rien de choquant. Mais autoriser les graisses animales en grande quantité, cela n’est pas très bon pour le cœur.

Pour ceux qui ont maigri avec Montignac et qui ont repris : ce n’est pas à cause du régime mais parce qu’ils ont repris de mauvaises habitudes alimentaires, c’est tout !

Régime basé sur l’indice glycémique

Le régime basé sur l’indice glycémique ? C’est celui avec lequel j’ai le plus d’affinité parce qu’il évoque une notion à laquelle j’adhère depuis plus de vingt ans. Cette notion : la responsabilité d’un dysfonctionnement de l’insuline et le rôle coupable des sucres rapides. Il a aussi le mérite de nous apprendre à distinguer les bons et les mauvais sucres. Il contribue d’avantage que les autres régimes à la rééducation alimentaire.

Mais je suis perplexe quand les auteurs prétendent que leur régime est définitif, alors qu’il ne met nullement l’accent sur l’aspect psychologique et émotionnel du sucre.

Vous me direz que ce n’est peut être pas leur rôle... Je vous l’accorde : mais qu’ils ne prétendent pas être plus définitifs que les autres ! L’autre inconvénient, de taille, c’est que ce régime est très peu efficace sur les personnes qui mangent peu de mauvais sucres. Ceux-là ne maigriront pas beaucoup avec un tel régime. Et malheureusement, c’est le cas de bon nombre de personnes qui sont en surpoids.

Privilégier les aliments à indice glycémique faible

Le choix des bons indices glycémiques doit constituer une hygiène alimentaire. Ce n’est pas vraiment un régime amaigrissant à proprement parlé.

Lorsque mes patients arrivent à la phase de maintien, je leur conseille toujours de privilégier les aliments à indice glycémique faible.

En conclusion : personne n’a inventé l’eau chaude. Pour le régime que je préconise, je ne peux même pas dire que je l’ai inventé : d’autres l’ont fait avant moi. Des milliers de mes confrères l’appliquent aujourd’hui avec succès.

Quant à la stabilisation, c’est une autre histoire, une toute autre histoire.