Moins manger, faire du sport et manger équilibré : c’est la réflexion que vous entendez le plus souvent lorsque vous consultez pour perdre du poids.
Vous mangez moins, vous mangez plus équilibré et vous faites davantage d’exercice physique.
Mois après mois, vous consultez à nouveau votre médecin et vous n’avez rien perdu ou presque rien.
D’abord que vous n’avez certainement pas fait les choses correctement et que vous mangez toujours trop. Ou que vous avez triché lors de votre régime.
En ressortant de cette consultation, vous restez perplexe, vous avez du mal à accepter son diagnostic : vous savez que vous avez rempli votre part du contrat et que vous avez fait votre régime correctement.
On accepte uniquement ce que l’on comprend : dans ce cas précis, vous n’acceptez pas car vous ne comprenez pas.
Mais qui n’a pas compris ?
C’est la personne qui vous a prescrit un tel régime.
Autrefois, on pensait que l’être humain était une boîte avec, d’un côté, les entrées qu’on appelle les calories, et de l’autre côté, des sorties que l’on appelle les dépenses énergétiques, avec entre autres, les dépenses physiques.
Le raisonnement simpliste était le suivant :
Si on abaissait les entrées en réduisant les calories d’un côté, et de l’autre côté, si on augmentait les dépenses avec davantage d’exercices physiques, alors logiquement, on devrait maigrir.
Malheureusement, c’est loin d’être le cas !
Un tel raisonnement ne tient pas du tout compte du terrain de la personne, c’est à dire sa constitution hormonale et génétique. Autrefois, on ignorait le rôle des hormones dans la régulation du poids.
Aujourd’hui, on connaît le rôle des hormones, et notamment celui de l’insuline dans la prise de poids. Le modèle des entrées et des sorties est devenu vétuste et tout à fait périmé.
La plupart des régimes proposés de nos jours reposent encore sur ce vieux modèle : c’est une théorie complètement obsolète qui nous vient de l’âge de pierre des régimes.