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Les contre-indications

Comme tout régime efficace, il y a forcément des contre-indications à connaître.

Les contre-indications ne sont pas relatives à l’utilisation des protéines dans notre régime. Pour rappel : il s’agit d’un régime d’épargne protéiné et non pas d’un régime hyperprotéiné. On ne prend pas plus de protéines que le corps n’en a besoin.

Ces contre-indications sont liées à la réduction importante des apports en glucides.

Les principales contre-indications

1. La première contre-indication est le vrai diabète de type I, le diabète insulinodépendant avec un pancréas qui n’est plus du tout fonctionnel. Dans ce cas, l’accumulation de corps cétoniques aboutit à l’acidocétose diabétique. Mais ce n’est pas le cas du diabète de type II où il existe encore une sécrétion d’insuline par le pancréas, qui est encore fonctionnel. Cette sécrétion d’insuline, en présence d’un peu de glucose, empêche la survenue d’une acidose pathologique.

 

2. L’insuffisance rénale sévère. Les reins qui ne fonctionnent plus ne peuvent plus jouer le rôle de régulateur de l’acidose métabolique. Ils ne permettent plus l’élimination des ions ammonium qui sont des bases et participent à la lutte contre l’acidose. Avoir mal au dos, dans la région des reins, ne signifie pas que les reins sont défectueux. L’insuffisance rénale est traduite par une élévation sanguine de la créatinine ou de l’urée et une baisse de la "clearance" de la créatinine. Seules des analyses de sang et d’urine permettent de déterminer une vraie insuffisance rénale. Avoir un seul rein ne constitue pas une contre-indication logique au régime. En cas de doute, demandez l’avis d’un médecin généraliste ou spécialiste.

 

3. L’insuffisance hépatique sévère est aussi une contre-indication à ce régime, car la cétose est un processus qui se passe au niveau du foie. Là encore, c’est la restriction de glucides qui est en cause et non l’utilisation d’une quantité adéquate de protéine. L’insuffisance hépatique sévère est traduite par une élévation importante des enzymes hépatiques, les transaminases.

 

4. Un accident cardiovasculaire ou cérébro-vasculaire récent (moins de six mois). Ce n’est pas ce régime précisément qui est contre indiqué, mais ce sont tous les régimes efficaces dont il est question. En dehors de la période initiale d’évolution, il faut absolument perdre du poids lorsqu’on a fait un accident cardiovasculaire ou cérébral : ce régime n’est pas contre-indiqué.

En cas de maladie grave

5. Eviter un régime trop restrictif et une perte de poids trop importante quand une maladie grave est en évolution tel un cancer, une maladie infectieuse grave, un syndrome de Cushing traité par corticoïdes, des troubles graves du rythme cardiaque, la porphyrie, l’insuffisance cardiaque sévère... Non pas en raison de l’utilisation des protéines mais en raison de l’amaigrissement rapide chez une personne déjà très affaiblie.

 

6. On ne fait pas non plus de régime amaigrissant strict en cas de grossesse ou d’allaitement.

 

7. On ne recourt pas à un régime dont le protocole est strict chez une personne présentant une pathologie psychiatrique lourde : elle risque de ne pas être en mesure de suivre le régime correctement.

 

Les contre-indications doivent être bien connues : en pratique, elles ne posent guère de problème. Il suffit que le thérapeute et le patient aient un peu de bon sens pour savoir que la perte de poids rapide n’est pas une priorité majeure en cas de problèmes graves de santé. Il faut adapter à la personne un régime beaucoup plus souple avec une réduction de lipides et de glucides, et éviter les restrictions trop sévères.

 

L’apport de protéine en quantité modérée n’est pas en soi une contre-indication. Car la protéine est un aliment et non un principe actif.