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La stabilisation

Maintenant que vous avez bien minci, nous allons pouvoir enfin aborder la stabilisation.

C’est sans doute la partie la plus intéressante, mais n’oubliez jamais que le régime n’est pas définitif.

Le quotidien et les écarts

La stabilisation comporte deux volets : le premier volet, c’est le quotidien, l’ordinaire, et le second volet, c’est la gestion des écarts.

Dans la stabilisation, on revient sur la notion de régime équilibré. Un équilibre, « c’est quand les choses ne bougent pas ». Donc avec un régime équilibré, vous ne perdez pas de poids, mais avec une diététique équilibrée, on ne doit pas reprendre de poids non plus.

Dissocier glucides et lipides

Dans la phase de maintien, je conseille quand même de dissocier au quotidien les glucides et les lipides, c’est-à-dire les sucres et les graisses. Les sucres font grossir, les graisses font grossir, on les sépare. Dans une classe, lorsqu’il y a deux élèves turbulents, je les sépare. Ici, on les a d’abord exclus de la classe, puis lorsqu’ on les remet ensemble, on les tient éloignés l’un de l’autre, comme ça, vous ne risquez pas de reprendre du poids.

Gérer les écarts

Le second volet, c’est la gestion des écarts.

Si je dois me stabiliser à vie en ne mangeant que trois petits pois, puis un haricot vert, c’est trop triste et je ne pourrai jamais stabiliser.

La première notion que l’on réintroduit, c’est la notion de plaisir. Et sans écart, il n’y a pas de plaisir possible. Aucun équilibre dans notre vie ne peut être obtenu et maintenu durablement sans le plaisir. Dans un travail, si il n’y a pas de plaisir, on arrête. Dans un couple, si il n’y a pas de plaisir, on se pose des questions.

Il faut distinguer deux sortes d’écart, d’un côté les petits écarts, que l’on n’a pas à rattraper, de l’autre côté, les gros écarts qu’il faut rattraper.

La prise de poids est la conséquence de mauvaises habitudes, et non pas d’un écart ponctuel.

Qu’est-ce qu’un petit écart ?

Un petit écart, c’est par exemple quand je sors un soir pour aller au cinéma, ou pour voir une pièce de théâtre ou pour écouter un concert, je ne dispose que d’une petite heure pour manger, dans ce cas là, je ne vais pas choisir un grand restaurant gastronomique, mais un restaurant ordinaire. Dans un restaurant, qu’est-ce que je ne peux pas éviter ? Le gras, parce que ce n’est pas moi qui cuisine. Mais, qu’est-ce que je peux facilement éviter ? Les sucres, le pain, les pâtes et le dessert. Si il y a un petit verre de vin, je me l’accorde. Le sentiment de ne pas avoir exagéré fait de l’écart un petit écart. Dans ce cas là, je n’ai pas à rattraper systématiquement cet écart.

Par contre, une fois par semaine, ou une fois tous les quinze jours, je vais dans un grand restaurant que j’aime beaucoup, et dans ce cas je mange ce que je veux : je vais prendre une entrée, ça peut-être du foie gras, je vais prendre un plat en sauce, je vais prendre donc des féculents, le dessert, le fromage, je bois du vin, je mange du pain, j’ai le droit, bien sûr que j’ai le droit ! J’ai fait un gros écart, simplement le lendemain, je peux gommer ou effacer cet écart en refaisant qu’une journée, et une seule, sans sucre. Je ne cherche pas à maigrir, je cherche, tout simplement à empêcher la graisse de se fixer.

L’insuline

La graisse ne peut pénétrer dans la cellule de graisse et s’y installer, que si il y a une petite clé qui lui ouvre la cellule. La petite clé, c’est l’insuline. Or l’insuline n’est fabriquée que si je mange du sucre. Donc, si le lendemain d’un gros écart, je ne mange pas de sucre, la sécrétion d’insuline sera très faible, et dans ce cas là, il n’y aura pas de petite clé, la graisse ne sera pas fixée.

Le kilo du lendemain

Et malgré tout cela, je risque quand même de prendre un kilo. C’est très énervant. Je me dis que en un repas je prends un kilo, alors que je mets une semaine pour perdre un kilo, et en un repas, je reprends ce kilo, ce n’est pas juste, ce régime ne marche pas puisque je fais le yoyo !

Rassurez-vous ! Ce n’est pas un kilo de graisse, car de la même façon que vous n’êtes pas capable de perdre un kilo de graisse par jour, vous ne pouvez pas prendre un kilo de graisse par jour non plus. Un kilo de graisse, ne l’oubliez pas c’est 9000 calories, or une femme mange en moyenne que 2000 calories par jour. Comment pouvez-vous en un repas, manger l’équivalent de quatre à cinq jours de repas ? Ce n’est pas possible. Et même si vous êtes capables de le faire, votre corps, lui, n’est pas capable d’assimiler tout ça. Alors, a quoi correspond ce kilo ? Il correspond au poids du repas que je n’ai pas encore éliminé, et à l’eau que j’absorbe pour digérer ce repas.

Vous savez, quand on mange une tranche de jambon, ou quand on mange un œuf, on ne boit pas un litre d’eau. Par contre, quand on fait un gros repas, on boit beaucoup plus de liquides pour digérer ce repas. L’eau, c’est l’élément fondamental de la digestion. Le poids du repas c’est : l’entrée, 100g 150g, le plat, la viande, 200g, on est déjà à 350g, les légumes, les féculents, 200g, on est déjà à 550g, le pain, le dessert, plus les liquides, c’est normal qu’on prend un kilo le lendemain d’un tel écart. Ce n’est pas dramatique, ce n’est pas de la graisse.

Il suffit simplement de refaire une journée de régime protéiné, sans sucre (ni rapide, ni lent).

Manger est un acte conscient

Se nourrir est un acte essentiel de notre vie, un des actes les plus essentiels de notre vie.

Manger doit être un acte conscient, et non pas un acte inconscient ou automatique. On ne mange jamais debout et froid dans la cuisine car on n’arrivera jamais à satiété. On ne mange pas en faisant plusieurs choses en même temps, on ne se sert pas, puis on se met devant la télévision, ou encore, on ne se sert pas à manger, puis on se met devant l’ordinateur, puis on revient ensuite manger, car dans ce cas là on ne sait plus où on en est, on ne sait pas ce que l’on a mangé, on a mangé de manière automatique et inconsciente.

Dans une soirée, dans une réception par exemple, quand on nous sert des petits canapés ou des petits fours, je suis capable de manger jusqu’à 15 pièces, et quand je sors de la réception, je me pose toujours la même question, est-ce que je vais encore souper ou non ? Car je n’ai pas l’impression d’avoir fait un vrai repas.

Le repas est un temps privilégié de notre vie.